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Antonin Le Faure, alto

 

 

Reconnu comme l'un des talents d'aujourd'hui - récompensé récemment par le Grand Prix CIC-Michel Lucas et de nombreux autres, Antonin

Le Faure commence à étudier l'alto à l’âge de 7 ans.

Lors de son parcours, il s'ouvre à différentes pratiques et approfondit ses connaissances en étudiant la direction d'orchestre, l'écriture, l'alto baroque ou l'improvisation.

"Musicien polyvalent, il est porteur d’initiatives originales et considère son instrument comme un vecteur et non comme une fin en soi. C'est une personnalité attachante, un artiste moderne dans le sens où tout semble l'intéresser» écrit le compositeur et ancien directeur du CNSMDP Bruno Mantovani.Ce que souligne Laurent Verney - alto super soliste de l'Orchestre de l'Opéra de Paris : "J'ai pu apprécier son véritable amour de la musique. C'est son éclectisme qui m'a le plus frappé  ; il aime explorer, chercher toutes sortes de possibilités nouvelles... » Titulaire d'un master d'alto (classe de P-H Xuereb, CNSMDP), il complète actuellement sa formation par un master de musique de chambre au CNSMDP (classe de Jean Sulem) avec son duo Les Sauvages qu'il forme avec

l'accordéoniste Vincent Gailly ainsi qu'au Conservatoire Royal de Liège (Belgique) où il finalise un master de viole d'amour. Il initie parallèlement de nombreux projets tel que "Sentimento del Tempo"- spectacle autour de la poésie et du répertoire italiens d'après guerre. Il a créé LE PLI ensemble à géométrie variable sans chef et dédié à la création et au travail avec la nouvelle génération de compositeurs. Antonin a monté un projet discographique, "l'Alto Dégénéré" vibrant hommage aux compositeurs mis à l'index ou déportés par le régime Nazi. Enfin il a conçu un programme "Harold 2.0 »- ce Harold en Italie d'Hector Berlioz, monument du répertoire musical et de l'alto en particulier joué et scénographié pour la première fois dans le lieu même de sa création et dans la version historique augmentée de créations. « Antonin a un talent rare tant sur le plan instrumental qu’artistique. Curieux de tout, il sait se montrer moteur dans un groupe et possède une polyvalence remarquable au service des différents répertoires." résume Diana Ligeti, violoncelliste et Directrice Artistique du Festival des Ecoles d’Art Américaines de Fontainebleau où Antonin fût en résidence en 2018.

Fier défenseur de l’alto, notamment dans le répertoire contemporain auquel il se passionne très jeune il fait de belles rencontres notamment la compositrice Kaija Saariaho qui dit de lui: "J'ai suivi avec intérêt le développement musical d'Antonin depuis qu'il a 11 ans. C'est un jeune musicien de talent qui a une curiosité naturelle - et rare - à l'égard de beaucoup de musiques différentes (...) Je ne connais pas de musiciens de son âge qui aient déjà une telle expérience d'interprétation de la musique de notre temps, et qui ont travaillé avec autant de compositeurs vivants en préparant leurs oeuvres." Il est repéré pour des résidences par l'Académie du Festival de Lucerne (2014,15,16) ainsi que celle de Santander (2018,19) et joue avec les plus importants ensembles de musique contemporaine (Ensemble Intercontemporain, Ensemble Alternance, Modern Ensemble, TM+, Le Balcon ) ainsi dans différents festivals (La Meije- Messiaen, Domaine du Rayol, Calenzana, Fontainebleau, Giverny…) Il crée en France le Concerto Libro d'Estate de Giovanni Bertelli, dirigé par Simon Proust.

Par ailleurs, Antonin est le directeur artistique du festival Corde è Anima dans le Cap corse.

"Moment d'une grande élévation" résume ainsi un journaliste à l'issu d'un récital qu'il donne à La Sorbonne...où s'unissent musicalité et virtuosité.

Week-ends de musique de chambre: Projets
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©2026 par Karine Sélo

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